Le développement durable est la clé pour un futur plus respectueux. Ce principe concerne tous les domaine d'activités, dont le secteur agroalimentaire au cœur duquel les gaz utilisés contribuent à l’optimisation de la production, à la conservation des ressources et évitent le gaspillage.
L’agriculture et l’industrie agroalimentaire comptent pour plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme. Certaines habitudes alimentaires ont un impact significatif sur le bilan carbone, et la manière dont les aliments sont stockés, transformés et transportés joue également un rôle important sur l’empreinte environnementale. Les objectifs climatiques de l’ONU ne pourront être atteints que si les émissions sont également réduites au cœur de l’industrie agroalimentaire.
La viande et le lait sont connus pour avoir une influence sur le climat, aussi la consommation raisonnée et responsable des produits d’origine animale contribue à la réduction des émissions. Ils peuvent généralement être remplacés par des produits végétaux, également bons pour la santé. Cette nouvelle façon de consommer a déjà été adoptée par de nombreux pays, qui favorisent une alimentation végétarienne ou végane.
le gaz pour la Fertilisation des sols
Nous savons depuis des années que de nombreuses plantes fournissent des protéines essentielles qui, traitées de manière appropriée, peuvent remplacer la viande, le poisson et les produits laitiers. D'autres nouvelles sources de protéines, telles que les algues ou les insectes, offrent des opportunités complémentaires de consommation. Cette diversification nous offre la possibilité de contribuer à la préservation des terres agricoles et à la réduction de la pollution, tout en produisant des aliments sains et de qualité supérieure.
La culture sous serre a également son rôle à jour : en prolongeant la période de végétation, elle joue en faveur d'un rendement plus élevé d'une même parcelle. Une augmentation supplémentaire peut être obtenue grâce à l’utilisation ciblée du dioxyde de carbone : obtenu à partir des rejets atmosphériques industriels, ce gaz à effet de serre devient un nutriment pour les plantes de la serre. En effet, à l'instar de l’eau et de la lumière, le dioxyde de carbone est un des éléments les plus importants à la croissance des plantes. En augmentant sa concentration dans l’atmosphère sous serre, la croissance peut être accélérée? C'est ainsi que lors d’une expérience sur des poivrons, la fertilisation au dioxyde de carbone a amélioré les rendements de plus de 30 %. Le dioxyde de carbone absorbé est, quant à lui, temporairement retiré de l’atmosphère.
le gaz pour Mélange cryogénique et surgélation
Qu’ils soient d’origine végétale ou animale, une grande partie des produits agricoles sont aujourd’hui transformés industriellement. Dans la fabrication des saucisses traditionnelles, les ingrédients sont mélangés à l’aide de machines imposantes et cela s’applique également à la plupart des produits végan et autres aliments. Pour éviter l’infestation de micro-organismes nuisibles dans les produits mélangés, il est nécessaire de maintenir de basses températures, ce que permettent les procédés cryogéniques utilisant des gaz pour un refroidissement plus rapide et plus doux.
La vitesse est également essentielle lors de la congélation : les produits qui ont été congelés cryogéniquement sont presque impossibles à distinguer des produits frais après décongélation. Sous l’effet des gaz cryogéniques, l’eau contenue dans les cellules gèle si rapidement que seuls de petits cristaux de glace se forment et que les parois cellulaires restent intactes. La vitesse de congélation élevée des congélateurs cryogéniques permet également de gagner du temps, de réduire l’espace de stockage nécessaire et d’obtenir des processus particulièrement efficaces.
Le refroidissement cryogénique des mélangeurs à l’azote ou au dioxyde de carbone a également un effet secondaire bénéfique : les gaz froids remplacent l’air ambiant dans la zone de traitement, ce qui empêche l’oxydation des ingrédients. Par exemple, les ingrédients plus gras et huileux du mélange y sont sensibles : ce que nous goûtons et sentons comme rance n’est rien d’autre que le résultat d’une réaction chimique entre les acides gras et l’oxygène. Les gaz, cependant, permettent de rallonger la durée de conservation des aliments pendant leur transformation.
Les gaz contre le gaspillage
La durée de conservation des aliments est un critère essentiel du développement durable. Elle joue un rôle important tant pour garantir un approvisionnement alimentaire suffisant pour l’humanité que pour réduire l’empreinte écologique.
D’après l’aide humanitaire Welthungerhilfe, 1,3 million de tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque année, soit un tiers de la production mondiale ! Nous devons cette perte en partie aux pays riches qui surconsomment bien souvent. Cependant, une autre grande partie de cette perte, notamment dans les pays plus pauvres, est due à un mauvais stockage, la présence de nuisible ou de moisissure.
Éviter le gaspillage est une priorité. « L’effet inerte des gaz joue également un rôle important ici. L’emballage sous gaz neutre protège les aliments de la moisissure et prolonge leur durée de conservation », explique Johanna Schirmacher, Responsable Application Agroalimentaire chez Messer. Le nom technique est MAP - Modified Atmosphere Packaging (Conditionnement sous Atmosphère Protectrice).
Les gaz de qualité alimentaire
Le dioxyde de carbone est particulièrement adapté pour ralentir le développement de bactéries et de moisissure. En tant que gaz neutre qui empêche les réactions, l’azote empêche tous les processus d’oxydation et réduit également la croissance bactérienne. Les deux gaz peuvent être utilisés individuellement ou en mélange pour le MAP.
Cependant, l’oxygène a également un rôle dans l’atmosphère protectrice de la viande, car il permet la conservation de sa couleur rouge et freine le développement des bactéries anaérobies. Une concentration d’oxygène est également nécessaire dans les emballages des produits à base de plante, pour maintenir la respiration cellulaire.
Pour utiliser tous les avantages des gaz individuels, les mélanges sont souvent utilisés pour le MAP, ou les proportions optimales varient d’un produit à l’autre. Messer propose les gaz Gourmet pour le procédé du MAP sous forme de mélanges prêts à l’emploi en bouteilles ; toutefois, ils peuvent également être mélangés individuellement sur le site de production à l’aide d’un équipement de mélange de gaz.
Tous les gaz utilisés à cette fin sont conformes aux exigences légales et certifiés comme produits alimentaires. Par ailleurs, l’azote neutre est également utilisé pour prévenir les explosions de poussière lors du stockage et du retrait des céréales, ainsi que pour éteindre les incendies dans les silos.
Chaîne du froid à faibles émissions
La réfrigération est un autre moyen connu pour prolonger la durée de conservation des aliments. Grâce à une réfrigération continue, les aliments frais peuvent le rester pendant plusieurs jours et les aliments congelés pendant plusieurs mois.
Du mini-bar de l’hôtel à l’entrepôt frigorifique d’un hectare, il existe une infinité d’options de stockage. Le froid est produit grâce à un compresseur, comme un frigidaire classique. Les camions réfrigérés classiques utilisent la même technologie pour leur caisse frigorifique. Cependant, le compresseur de réfrigération mobile est très bruyant et fonctionne grâce au moteur diesel du camion ou à un générateur diesel externe, qui sont tous deux sources de pollution.
De plus en plus de villes restreignent l’entrée de ces camions à fortes émissions. Pour éviter de briser la chaîne du froid, une autre source de froid est nécessaire. La meilleure alternative est la forte teneur en froid des gaz cryogéniques. Leur utilisation ne produit ni bruit ni fumée d’échappement. Messer propose plusieurs solutions de tailles différentes pour le transport réfrigéré efficace et à faibles émissions.
De tout petit à très grand
La combinaison de SnowDrop et MiniCryo est disponible pour les livraisons individuelles qui partent directement du centre de distribution au client final. Les stations SnowDrop transforment le dioxyde de carbone liquide récupéré en neige carbonique, qui est ensuite placée dans le couvercle de la caisse de transport MiniCryo. Ainsi, le contenu de la caisse reste froid jusqu’à 24 heures.
Le Cryo2Pack system remplit la même fonction. Il vous permet de produire vos propres éléments réfrigérants en quelques secondes et de les utiliser dans n’importe quelle glacière. La glace carbonique est contenue dans des sacs plastiques.
Le Siber System est plus large et fonctionne avec ses propres rouleaux sur la zone de chargement du camion. Il est aussi rafraîchi avec de la glace carbonique, produite en injectant et diffusant du dioxyde de carbone directement dans le réservoir du bac réfrigérant. La capacité de refroidissement est généralement garantie pendant au moins 24 heures.
Enfin, la solution Silencio-EcoLIN refroidit l’ensemble de la zone de chargement du camion frigorifique, dans ce cas grâce à la capacité de refroidissement élevée de l’azote liquide. Le gaz s’écoule d’un réservoir vers un échangeur thermique, où il s’évapore et refroidit indirectement la zone de chargement du camion. Ainsi, il n’y a pas d’azote liquide dans la zone, et l’application reste simple et sécurisée. Contrairement au refroidissement par compresseur, les changements de température, comme lorsque les portes sont ouvertes, sont compensés pratiquement sans bruit et sans délai. Les émissions de gaz à effet de serre sont réduites par rapport à un camion frigorifique classique.