Messer France

L'ozonation pour lutter contre les substances nocives

Rédigé par Messer France | 5 mars 2026 16:15:26

Petites quantités, grand impact : les micropolluants dans les eaux usées peuvent mettre en danger des écosystèmes entiers. Une quatrième étape de traitement couplée à l'ozone permettrait de neutraliser les substances problématiques.

Une quantité considérable de produits pharmaceutiques consommés par l’Homme traversent l'organisme sans être modifiés et sont évacués dans les eaux usées. Ces substances et autres micropolluants sont souvent mal décomposés dans les stations d'épuration des eaux usées. Les trois étapes de traitement conventionnels (mécanique, chimique et biologique) sont inefficaces sur la plupart d'entre elles.

L'ozone pour le traitement des Résidus pharmaceutiques et lixiviat

Les résidus pharmaceutiques se retrouvent dans les cours d’eau via les eaux traitées et peuvent perturber fortement la reproduction de nombreux organismes aquatiques, mettant en danger des écosystèmes entiers malgré les très faibles quantités présentes. Pour y remédier, un nombre croissant de stations d'épuration ajoutent une étape de traitement supplémentaire, où l’ozone se révèle particulièrement efficace.
 
Dès les années 1990, l’ozonation s’est développée à grande échelle pour le traitement des eaux usées, notamment dans les décharges. Le lixiviat y contient souvent des composés organiques non biodégradables, susceptibles de nuire gravement à l’environnement. C’est pourquoi le traitement biologique de ces effluents est souvent associé à une étape d’ozonisation.
 

L'ozone, Une molécule d'oxygène ultra réactive

L’oxygène est un élément naturellement très réactif, mais cette réactivité augmente encore avec l’ozone (O₃), bien plus puissant que l’oxygène diatomique (O₂) présent dans l’air.

Cette molécule, respectueuse de l’environnement, a la capacité de décomposer rapidement un large éventail de substances organiques et de les rendre biodégradables.

Au‑delà des polluants dangereux contenus dans les lixiviats, les micropolluants font aujourd’hui l’objet d’une attention accrue : résidus pharmaceutiques, pesticides, produits chimiques critiques… Face à ces contaminants persistants, l’Union Européenne et de nombreux pays imposent désormais des mesures de traitement supplémentaires, venant s’ajouter aux trois étapes classiques des stations d’épuration. L’ozonation fait partie des solutions clés pour répondre à ces exigences renforcées.

L'Ozonation, la Méthode de choix

La Suisse a d’ores et déjà décidé de mettre en place une quatrième étape de purification pour les grandes stations d'épuration.

Dans l'UE, cette mesure doit être mise en œuvre d'ici 2035, les petites stations bénéficiant d'un délai supplémentaire pour se mettre en conformité. Elle deviendra sans doute également la norme dans d'autres régions à l'avenir.

Dans la plupart des cas, l'ozonation est la méthode privilégiée de cette étape. Elle est aussi efficace que performante, et souvent moins coûteuse que les alternatives possibles. Après contact avec l'ozone, il reste surtout des produits de réaction biodégradables. Ceux-ci peuvent être facilement éliminés des eaux usées grâce à la filtration biologique sur sable.

Messer dispose d'une grande expertise dans le domaine du traitement de l'eau et aide les stations d'épuration à mettre en œuvre des technologies à base d'ozone. Cela commence par la construction de stations d'essai pour des études de faisabilité à l'échelle du laboratoire et s'étend jusqu'à l'assistance à la mise en service et à l'approvisionnement continu en oxygène nécessaire.