Saviez-vous que de nombreux articles que nous achetons en supermarché dépendent des gaz industriels ? Sans nos Gases for life, la plupart d'entre eux n’existeraient tout simplement pas sous leur forme habituelle.
Le butane est le seul gaz que l’on trouve commercialisé au supermarché pour son intérêt dans la recharge des briquets. Pourtant, et alors que vous n'y pensez probablement pas, les gaz sont présents partout dans votre commerce, au rayon fruits et légumes comme au rayon apéritif ou encore parmi les produits d'entretien. Tomates, pâté, liquide vaisselle, ... sans ces gaz, beaucoup de produits en rayon n’auraient ni la même apparence, ni la même odeur, ni le même goût que ce que vous connaissez. Certains n’existeraient même pas.
Nous sommes donc partis en supermarché à la recherche de ces substances abstraites… et nous en avons trouvé partout !
Dès l'entrée, vous êtes en contact avec les gaz : là où vous prenez votre chariot. Car avant même que le métal ne prenne la forme que vous connaissez, plusieurs gaz de protection ont déjà joué leur rôle. De la fusion du fer à la transformation en fil d’acier, jusqu’au façonnage et au soudage qui donnent naissance à cet outil indispensable pour faire vos courses, diverses molécules ont joué un rôle.
De l’oxygène a probablement été injecté dans le haut fourneau pour optimiser la production de chaleur,
Tandis que l’argon a été utilisé pour "rafraîchir" l’acier en fusion afin d’en améliorer la qualité.
Lors de la transformation en fil dans le laminoir, l’azote empêche l’oxydation dans le four de chauffage.
Enfin, des mélanges de gaz de protection sont essentiels lorsque les robots soudent les fils entre eux pour donner naissance aux chariots de supermarché.
Notre parcours démarre au rayon fruits et légumes.
Les tomates cultivées sous serre ont peut‑être été "fertilisées" au dioxyde de carbone : l’air de la serre est enrichi en CO₂ pour stimuler la croissance des plants et améliorer les rendements.
Quant au sachet de laitue pré‑coupée, il contient très probablement un mélange d’azote, d’oxygène et de dioxyde de carbone. Cette technologie de conditionnement sous atmosphère protectrice préserve la fraîcheur : il empêche les bords de brunir et permet aux feuilles de rester croquantes plus longtemps.
Tout comme les fruits et légumes préparés, le café instantané vous fait gagner du temps. Pour qu’il soit de bonne qualité, il passe par une étape indispensable de lyophilisation : l’extrait de café, chauffé à près de 200 °C et sous haute pression, est foisonné avec de l’air ou du dioxyde de carbone, puis immédiatement congelé. L’azote liquide fournit le froid nécessaire dans le circuit de refroidissement : il abaisse la température du condenseur à glace, qui retire l’eau solidifiée de l’extrait dans le séchoir sous vide. Grâce à ce processus, le gaz peut faire chuter la température jusqu’à –100 °C, ce qui permet un séchage très rapide tout en préservant les arômes.
Lors de la décaféination, une extraction à haute pression est utilisée pour retirer uniquement la caféine tout en conservant les composés aromatiques. Messer conçoit et optimise ces systèmes afin de garantir un processus efficace et adapté à chaque application.
Sans gaz, les produits proposés à la boucherie auraient un aspect et un goût très différents. Lors du mélange de viande hachée, de l’azote liquide ou du dioxyde de carbone est injecté dans le hachoir pour jouer le rôle d’agent réfrigérant (grâce au procédé Variomix développé par Messer, entre autres). Le gaz cryogénique évacue la chaleur produite pendant le malaxage, ce qui permet de maintenir des températures basses tout au long du processus, essentielles pour garantir la qualité et la durée de conservation des produits.
Le même principe s’applique au refroidissement des pétrins utilisés en boulangerie.
Variomix intervient également dans la production d’aliments en poudre, comme les soupes déshydratées ou les préparations instantanées. Lors de l’encapsulation, il assure que les ingrédients restent granulaires et faciles à manipuler, sans agglomérat.
Les produits présents sur la glace au rayon poissonnerie ont déjà suivis une longue chaîne du froid.
En plus du poisson frais, les supermarchés proposent aujourd’hui une large gamme de produits surgelés, presque aussi savoureux qu’un poisson fraîchement pêché. Cette qualité est rendue possible grâce à des procédés de congélation modernes utilisant des gaz cryogéniques.
En surgélation, la rapidité est essentielle. En effet, un refroidissement trop lent entraîne la formation de gros cristaux de glace qui endommagent les cellules du produit. Résultat : perte de vitamines, de nutriments et d’arômes. Pour éviter cela, les tunnels de surgélation cryogéniques utilisent de l’azote liquide ou du dioxyde de carbone afin de congeler les aliments en un temps record.
Ce procédé permet non seulement de préserver parfaitement la texture et la saveur, mais aussi de protéger les réserves de poissons. En respectant les périodes de suspension de la pêche, les fabricants peuvent ainsi constituer des stocks et garantir aux consommateurs l’accès à leur poisson préféré toute l’année.
Très souvent, le poisson est servi accompagné d'un verre de vin* dont la température de fermentation a été abaissée à l'aide de glace carbonique. Cela permet de préserver les arômes fruités du raisin. Au fur et à mesure que les vins fins mûrissent, un gaz inerte chasse l'air du réservoir et empêche l'oxydation.
Le vin n'est pas la seul concerné car la majorité des boissons comptent l'emploi de gaz dans leur procédé de production : au moins un gaz lors de sa préparation ou de sa mise en bouteille, dont voici quelques exemples :
Pour plus d'informations, contactez nos experts : www.messer.fr/nous-contacter
*à consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé